04.03.2011
voilà ... c'est fini ...
Le V de la victoire récupéré sur une enseigne de gourmandises n’aura servi à rien … La cave à pain s’efface doucement …
De jolies choses s’en vont … après avoir été dégommée il ne me reste que des miettes de caoutchouc blanc… notre histoire qui ne menait à rien a été effacée. La page n’est pas vraiment blanche … on peut y lire encore quelques mots… ceux qui ont été écrits avec passion, en appuyant bien sur le crayon. Mais on voit bien qu’il n’y a pas de verbe conjugué au futur, pas de pluriel, pas de nous… juste les traces de quelques émotions.
Il faut un peu de temps à un auteur pour reprendre le fil d’un conte après avoir laissé tombé un chemin qui ne menait nulle part. Il ne lui tarde pas encore d’entamer une page blanche. Il fait son deuil d’espoir avorté, de personnages dont il ne connaitra jamais le destin…
Il est triste, lourd, mais résigné. Il ne range pas ses crayons, il les laisse patienter que le moment revienne…
Car le moment reviendra…celui de nouveaux personnages, de nouveaux lieux… une nouvelle chanson bercera ses pensées, et bientôt il pourra inventer mille vies qui sortiront de lui…
Pour l’instant il goute le silence après les défaites, de ces guerres que l’on a perdues… ce moment suspendu… vide… comme peut l’être le cœur d’une amoureuse que l’on a pas compris.
09:57
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29.09.2010
une seule fois ...
j'aimerais une seule fois, juste une seule fois connaitre le miel d'un regard sincère, d'une main tendue...
être aimée une fois dans ma vie
voilà ma seule ambition
mais je sais bien que c'est perdu d'avance
je baisse lentement les bras
bientôt la tristesse me mettra à bas
tchao pantin
16:34
Écrit par KiTTeN
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05.08.2010
Back to the future!
She’s got a ticket to ri –ide…
She love you…yeah yeah yeah…
OH YEAH ! Depuis une heure je chante à en déranger les étoiles tous les airs mielleux des Fabulous Fab 4 et …qu’est ce que c’est bon! A moi la liberté, à moi les chansons …toutes les chansons ! Et là …assise en équilibre sur une absence d’appui de fenêtre je reprends ces mots qui m’accompagnaient si joliment autrefois. Mon dieu que cela fait du bien d’enfiler ses chaussons, de revenir visiter ce petit bout de jardin secret qui me plait tant, de pouvoir être tout simplement moi-même à nouveau. Au risque de vous sembler narcissique j’ai envie de vous dire : oui, je me suis manquée.
En fait cela fait cinq mois que je me suis perdue de vue et je ne comprends pas ce qui m’a amenée là. Quel chemin ais-je pu bien prendre pour me perdre de la sorte avec autant d’intensité ? Je crois que j’ai essayé d’être sérieuse ...
En rencontrant cette marmotte inquiète au 7ème étage d’une entreprise de chimie, je pensais avoir pris le petit sentier délicieux d’une amourette légère, mais très vite je me suis rendue compte que je m’égarais dans un sous-bois trop dense, trop sombre, trop conventionnel. J’aurais du savoir que le 7ème étage d’un immeuble rutilant d’une entreprise très propre sur elle et le 7ème ciel des amoureux sont deux choses dissemblables voire même totalement dissonantes.
Seulement, aventurière jusqu’au bout de mes ongles que je n’ai même plus le temps de vernir de rose, j’ai voulu tenter l’ascension de la façade est d’un garçon en passe d’être trentenaire, j’ai osé me rêver en Gérard Majax afin de transformer d’un coup de baguette magique un baiser par hasard en un duo de guimauve sur canapé … et au final vous savez quoi ? Bien mal m’en a pris ! Je me surprends à être une grosse enquiquineuse.
Puis je vous confier un secret… ? On ne devrait pas s’oublier lorsque l’on aime quelqu’un on doit rester soi. Bon vous voyez bien, je le sais ça. Je le répète mille fois à Mumu, Camille ou Stéphane, mais rien à faire, le concept n’a pas atteint mon pauvre petit neurone de blonde. Envers et contre tout je me suis mise en tête qu’il n’y avait que lui. Que le seul endroit ensoleillé sur cette terre se trouvait entre ses bras, et qu’il fallait que je me conforme à son mode de vie pour lui plaire quelle bêtise !! Quelle midinette je suis. Je me suis prise à mon propre jeu. Il y a peu je vous disais qu’il saupoudrait de paillettes ses paroles, mais je me trompais ! C’est moi qui voulait à tout prix être amoureuse de lui, pouvoir chérir un amour bien ficelé, tenir le bonheur à deux entre mes pognes bien serrées. Seulement, je dois bien me rendre à l’évidence, faire de mes soirées des cocktails arrangés au goût sucré de l’interdit me plait infiniment. Cela me rend heureuse. Et ça c’est terrain miné quand on est à deux. J’ai apprivoisé la solitude pour qu’elle ouvre à moi mille routes vers les plaisirs, qu’elle m’offre des milliards de possibilités. A moi donc les sorties, les expos, la salsa, les piqueniques, le sport, la vie en somme avec qui je veux, quand je veux, où je veux et uniquement si je le veux. Ce gout de liberté qui se dépose sur mes lèvres les petits matins où je vois le soleil se lever m’a profondément manqué. Et tout à coup j’ai honte …j’ai honte de lui avoir joué la scène du 3, les grands pleurs du grand amour, le « habite avec moi sinon je meure ». Oui j’ai honte parce qu’il n’a pas dans son cœur cette petite pincée de frivolité qui aurait pu faire passer mon discours pour un jeu de fille écervelée. Non, je l’ai blessé. Stable, carré, responsable, il envisage la vie comme un contrat d’assurance et moi dans son existence je suis le petit paragraphe écrit en tout petit que l’on avait oublié. Je lui ai infligé des heures qu’il ne souhaitait pas, je lui ai pourri la vie.
Pas de gout amer sur ma langue rose, pas de flot salé qui s’étend sur mes joues, non ce soir, les rires et les jeux de mots prennent mon cœur pour une boite de nuit et s’agitent sur le dancefloor avec joie. Ce soir je me reprends, ce soir je suis moi, ce soir je suis heureuse !
Après un rendez vous divin avec la poésie de la rive gauche, où l'on m’attendais sur le pont des arts, j'ai renoué avec le plaisir.
Vive la liberté!
02:57
Écrit par KiTTeN
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15.07.2010
Acident de parcours
Cet après midi en me promenant sur mon petit chemin ensoleillé qui sent l'ambre et la pluie, une catastrophe est arrivée. Un gros caillou descendu de nulle part m'est tombé sur le cœur. Une phrase lourde comme un chagrin m'a percutée de plein fouet. N'aimer qu'une seule personne, n'avoir qu'un « special someone » n'est donc qu'une utopie?
Une utopie... Bien pire qu'un espoir, juste une totale aberrance? Se pourrait-il vraiment que personne ne nous corresponde en tout point, que personne ne serait capable de combler ces infimes désirs de bonheur par sa seule venue au monde? Comme sur les mauvais contrats que le diable nous offre, il y a toujours une clause véreuse un "mais", un "méga oups", un truc qui coince. Certains l'appellent peur – épouse - enfant - situation - travail ou encore obligations, …oui, cette chose qui empêche peut porter mille noms. Mais quelle que soit son appellation on sait bien au fond de nous que c'est tout simplement une absence, celle de ce sentiment plein qui donne et qui prend... cette passion qui dévore nos ventres.
La seule personne finalement qui peut nous rendre heureux, bien... c'est nous ... et encore ...
Aujourd'hui, j'ai appris qu'il était impossible de se laisser aller à l'amour sans être enceinte de ce qui grandit doucement en nous à la naissance d'une relation: ce bébé joyeux que l'on appelle confiance. Pour l'abandon, il vaut mieux être certain que l'autre nous rattrapera, qu'il ne nous laissera pas tomber... Et ça ... tout le monde le sait c'est LE mystère à élucider, la trouille ultime que l’on chasse toujours un peu trop tard comme la brume de nos doutes londoniens, on aimerait bien, on se donne des prétextes, on se dit que tout vaut mieux qu'être seul juste pour apaiser cette gigantesque trouille d’une déculottée.
Aucun Sherlock Holmes du cœur n'a jamais trouvé la clé de cette grande affaire qu'est l'amour. Relisez vos classiques, apprenez de ces auteurs immortels, voyez… de Racine à Shakespeare les héros se lamentent, aiment et se désolent, mais aucun, non aucun ne connait la fulgurance du "happily ever after". Tous se blessent à l'incompréhension, à l'honneur, aux milles barrières que la vie jalonne sur nos routes. Mais alors, aimer une seule personne jusqu'à ce que mort s'en suive serait impossible?
Plus j’y réfléchis et non… je ne peux me résoudre à cette affirmation... quelque chose en moi se bat pour y croire encore et toujours car je sais moi que certains l'ont touché du doigt cette grande arnaque au palpitant. Alors que quelques dépités s'ouvraient les veines pour entrer dans le grand rien, quelques grands enfants amoureux de l’existence ont eu ce courage que de s'ouvrir le cœur pour espérer une petite mort bien plus douce que la vie. Et cela a fonctionné! Ils ont été heureux ...eux.
Mais moi alors? Ne suis-je donc pas assez douée dans l'art divin du badinage, dans la subtilité de la vie à deux pour mériter ce tout petit bout d'azur? Même pas ambitieuse, sans même viser la passion dévorante, non juste espérer un tout petit bout d'ile au soleil pour s'y réchauffer les soirs d'hiver, ambitionner un petit bout de pullover pour ne pas avoir le vague à l'âme, deux bras pour apaiser mes douleurs ...ce fifrelin d'envie cela semble déjà trop ...
La marmotte inquiète à qui j'ai ouvert la porte par hasard sur un malentendu de baiser me déçoit parfois... Cet homme qui ne connait ni les affres ni les joies d'une vie de couple se joue de ma franchise... Il essaie de me fait croire en un conte de fées dont je connais déjà la fin. De toute son énergie il s'escrime à vouloir saupoudrer de paillettes étincelantes ces choses dont il ne me parle pas. Il ne ment pas vraiment non, c'est pire il trafique la vérité... pour ne pas me blesser sans doute il n'assume pas ses envies, ni sa vie sans moi ...
Mais je ne lui demandais rien moi ...
Nous nous sommes rencontrés au travail... le turn over dans une grosse boite internationale forcément cela multiplie les possibilités bien plus efficacement qu'une boite de nuit. Au bureau, il cache notre relation, la nie, s'en défend même ... et moi je me sens annihilée.
Je ne sais plus comment vivre cet amour. Car oui c'est un amour.. un peu bancal, rappiécé beaucoup, un amour mal en point mais un amour tout de même. Je voudrais retrouver l'apaisement d'une vie seule et dans le même élan
13:31
Écrit par KiTTeN
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23.06.2010
Le coeur a ses raisons que la raison ignore
Quelqu’un de sage m’a dit qu’il valait mieux se mettre en quête de ce dont on a besoin, et non chercher à obtenir ce que l’on veut … et si en confrontant ces deux quêtes, on s’aperçoit qu’elles sont incompatibles aurais-je trouvé la raison pour laquelle certaines personnes ont du mal à être heureuse ?
Nous arrive-t-il de d’avoir besoin de ce que l’on désire… ?
Peut-on avoir envie d’un besoin ?
J’ai souvent envie de chips mais clairement mon corps n’a besoin d’aucun féculent frit pour fonctionner… aussi divines soient ces graisses craquantes soit dit en passant !
Lorsque je me jette sur un paquet empli jusqu’à la garde de colorants, d’exhausteurs de gout et de toute une ribambelle d’E quatre cent quelque chose, un sourire de canaille comblée apparait invariablement sur mes lèvres. Le plaisir s’en vient, mais aussi la satiété et tout simplement un sentiment plein, rond, un peu apparenté à celui du bien être … Pourtant je ne peux pas être sourde à ce que mon corps me hurle avec force et fracas : que tous ces petits pétales dorés finiront par rester sur mes hanches voire même finiront par encombrer mes artères un jour ou l’autre et qu’il faut que je lâche l’objet du délit illico presto. Mais je ne l’écoute pas ! Non, non, non ! Et surtout j’oublie ce petit sentiment de culpabilité en contemplant mes rondeurs…
Mais en y regardant bien, ais-je raison de combler cette envie, même si elle me fait plaisir… ? … je me demande …
M’arrive-t-il même sporadiquement d’avoir envie de brocolis ? Evidemment que NON ! Jamais ! Cela ne m’est jamais arrivé de me jeter sur un plat de brocolis pour assouvir une envie. Heu… Et vous ??
J’avoue…mon corps en a besoin pour fonctionner correctement, et s’assurer longévité, beauté et blablabla, certes, mais je n’aurai qu’un seul mot : BEURK ! J’en mange donc, en me forçant un peu, beaucoup, passionnément…
Résultat des courses, je prends un peu des deux et je m’arrange comme je peux avec ma silhouette … et surtout ma santé.
Donc visiblement pour la nourriture cela fonctionne… mais pour les Zèbres qu’en est-il ?
Peut on subtilement mélanger envie et besoin pour former un cocktail pétillant doux et sucré dans notre cœur ? Pour répondre à cette question il faudrait au préalable savoir ce dont on a besoin … Et ça c’est loin d’être gagné. Le savez-vous, vous, ce dont vous avez besoin? Vous faut il quelqu’un d’énergique ou de pondéré dans votre vie, de tendre ou de terre à terre ? Et là un sourire se pose sur mes lèvres, ma théorie à la noix sur les « special someone », l’AUTRE, celui qui nous correspond, vient tout à propos.
Si quelqu’un nous correspond, qu’importe que l’on soit capable ou non d’identifier nos besoins, nos envies … cela ne s’explique pas … c’est lui …c’est vous et puis c’est tout !
Oui… définitivement… l’amour n’est pas un paquet de chips, ni une corvée brocoli, c’est simplement une sensation qu’il faut laisser entrer dans son cœur. Ne pas réfléchir… s’abandonner. Ne pas fuir… l’aimer…
Et cette après midi j’ai terriblement envie de me laisser aller. Reviens vite Marmotte, je t’attends…
16:36
Écrit par KiTTeN
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18.06.2010
Faites vos jeux
La vie m’a souvent parue aussi simple qu’une partie de Monopoly. Armée d’un fer à repasser ou d’un cheval coloré, je quittais la case départ avec joie et gaieté en lançant les dés de la chance. Coquine de nature j’essayais de forcer le destin en trichant un peu, je tombais sur la Rue de la paix et soudain c’était le jackpot, le bonus assuré je construisais des hôtels ou plutôt des châteaux en Espagne et c’était le bonheur. Une famille, une maison deux voitures… Les étoiles brillaient alors dans mes yeux, j’étais Superman, un héros invincible en cape rouge, et j’avançais pas à pas sur un chemin de jeux faciles et de hasards surprenants. Vendre, acheter, avancer de trois cases, reculer de deux… c’était si simple et je me disais avec tellement de force que rien ne pourrait m’arrêter que finalement c’était le cas.
Comme tout le monde bien sur il m’est aussi arrivé de tomber sur la carte « scoumoune » d’aller directement en prison sans passer par la case départ et sans toucher les 4000 francs. Mais c’était drôle finalement de se plier aux règles du jeu, et j’attendais patiemment que la roue tourne pour repartir sur les petites cases bien délimitées de la vie. Pourtant jamais il ne m’est arrivé de penser que le « fer à repasser » qui me personnalisait pouvait se mettre subitement à rouiller ou tout simplement m’abandonner… Non… je n’ai jamais perdu mon pion en jouant au Monopoly et c’est peut être là qu’est née l’idée que j’étais imbattable, que rien ne pouvait me mettre à bas.
Un jour, un accident de voiture dans la vraie vie a balayé d’un revers de destin le terrain de jeu de ma partie bien avancée. Tout à coup plus de pion, plus de carte chance, plus de case départ. Tout s’arrête. On ne s’en rend pas compte mais la vie tout à coup est une horloge cassée qui donne toujours l’heure d’une tragédie. Mobilité réduite, cassée de partout, bien vite tous mes repères se sont carapatés derrière un corps qui avait abandonné la partie. Alors on rassemble ce qui reste sur la table et on fait le compte. Les amis, la famille, nos acquis prennent une autre couleur, une autre importance. On relativise… On lèche nos plaies, et puis finalement par manque de courage peut être on ne se lève pas pour quitter la table de jeu, bon gré mal gré, on entame une autre partie.
Mais qu’importe c’était il y a longtemps … Aujourd’hui, c’est ma sœur de cœur qui a perdu une partie. Une maladie qui la mange de l’intérieur l’a forcée à jeter le gant et arrêter de jouer. C’est le moment des bilans, des heures suspendues, c’est l’heure de se souvenir de l’essentiel. Mais c’est quoi l’essentiel d’une vie ? Est-ce ce que l’on fait le plus souvent ? Travail, sommeil, repas …en d’autres mots métro boulot dodo … ? Ou est ce justement ce que l’on fait avec tellement d’acrimonie que parfois on en oublie la substance: AIMER ?
Aimer avec un grand A… échanger, partager, marcher côte à côte de ces personnes qui accompagnent votre vie. Mais aussi aimer, être en amour, vivre et vouloir les mêmes choses que ce « special someone » que l’on a envie d’appeler prince charmant…
Sans vouloir ce scandaleux et inaccessible bonheur qui en met plein la vue, juste avoir envie d’être bien avec quelqu’un… D’être importante pour lui tout comme lui serait important pour nous. Ne pas s’interroger, non, juste un peu de sentiments qui apaisent et qui rendent heureux. N’est ce pas cela l’essence de la vie? Et dites-moi … oui, si vous avez la réponse, dites-moi pourquoi certaines personnes semblent ne pas y avoir droit à ce petit bout d’essentiel ? Mumu, toi qui as toujours donné pourquoi n’est-il pas venu ce moment béni ou tu seras heureuse ? La vie est injuste, ce ne sont pas toujours les meilleurs joueurs qui gagnent, mais franchement, moi je tricherais bien un peu juste pour apporter du soleil à ceux que j’aime …
15:32
Écrit par KiTTeN
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07.06.2010
Marmotte inquiète ...
La mélancolie me prend souvent le cœur comme un éternuement… sans que je ne m’y attende, sans réel signe précurseur … ou plutôt si … le temps d’une seconde … juste un tout petit picotement discret comme lorsque l’on regarde trop le soleil …
Et tout à coup c’est l’accélération violente contre laquelle on ne peut rien, la tristesse d’un temps inconnu me soulève, jusqu’à ce que deux petites gouttes d’eau salée viennent éclairer mon regard.
Seulement c’est la fin du printemps et mille pollens viennent me chatouiller l’âme… Existe-t-il du Zyrtec de la Claritine
pour grande malade soumise au vague à l’âme ?
Ce matin, ce sont les tendres fleurs de la communion de deux cœurs qui ont provoqué une série d’éternuements en chaine. A l’idée de ne pouvoir atteindre le cœur de celui que j’aime doucement, petit à petit en me retenant, j’ai été prise d’un rhume persistant. Comment faire partie de sa tête, capter chaque regard et en comprendre le sens, savoir sans mot dire ce qui le fait tout à coup sourire ? Je crois que j’ai mal de ne pas parler la même langue que lui … celle des non-dits.
Un amour doit il toujours en passer par là ? Par cette fusion de deux corps en en être hybride que l’on nomme « couple » ? Doit-on préférer le « côte à côte » au « l’un dans l’autre » ?
Et, en ayant connu ce qu’est la passion où chaque seconde qui passe n’est qu’un échange de complicités qui coulent de source, peut on arriver à aimer autrement?
Je me rappelle d’une soirée mondaine où nous étions Lui et moi perdus au milieu de la foule. Il m’a regardé, et je savais, je comprenais. Mon cœur, mon corps étaient pleins de Lui, comment aurais-je pu méprendre le sens de ce qu’il pensait ?… Il est très difficile d’expliquer cette sensation particulière qu’ont les êtres de la même race de se reconnaitre, d’échanger en une fraction de seconde. Mais ce sentiment existe… est il rare, enviable, une condition sine qua non à l’amour? Est-ce que ce que je nomme « passion » est préférable à quelque chose que l’on construit ?
Et soudain il me prend à penser que NON… car les mots qui me viennent en pensant à Lui, ce zèbre trop marié qui a plané sur ma vie comme une mauvaise nouvelle sont tous synonyme de bérézina, de fiasco et de déroute … Alors, n’est ce pas une belle idée que d’ouvrir la porte à un cœur différent que l’on doit apprendre et apprivoiser ?
Mais il me vient à l’esprit que je vous parle de ces interrogations de cœur sans vous avoir dit que Lui a été dégommé. Sans vous raconter ce si joli « malentendu » rencontré au détour d’un couloir d’une boite allemande. Un baiser qui n’aurait pas du naitre est venu se poser sur nous… et depuis … depuis … depuis beaucoup de choses sont à raconter …que son totem indien est "marmotte inquiète", et que ses mains est ce que je préfère chez lui ... mais pour connaitre tout cela, il vous faudra revenir ...
12:20
Écrit par KiTTeN
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04.11.2009
HELP! I need your help, j'ai besoin de vous
Bonjour à tous...
Vous qui venez lire mes mots plutôt rares en ce moment, j'ai besoin de vous!
J'aimerais que vous preniez le temps de lire le début d'un ROMAN. Ensuite, donnez moi votre avis et donnez moi une cote de 1 à 10. J'aimerais savoir si je suis sur le bon chemin de l'écriture. C'est de la fiction, mélé à ce que je vis bien sur, mais de la fiction!
Contrairement au monde entier qui se délecte de songes et de fantasmes, je n’ai pas envie de rêver. Non…puisque mes rêves, je les vis ! Oui, je vous l’assure, si je suis cousine de Clochette, je ne suis pas sœur de Pinocchio, vous pouvez me croire. Oui, je vis tous ces rêves qui dansent dans ma tête, toutes ces envies que beaucoup n’osent même pas évoquer en rougissant…je vis mes rêves et ma vie est une histoire d’amour.
Banal me direz-vous…Mais est ce réellement banal une histoire d’amour qui débute à huit ? Un début tardif…et difficile bien entendu et puis 8 ça fait un peu foule pour commencer le journal d’une vie sentimentale, vous ne trouvez pas ? Une foule atypique en quelque sorte, une foule sentimentale dirait un poète génial. Et pourtant …. 6 garçons, 2 filles, cherchez l’erreur… l’erreur bien sur c’est moi. Petite blonde de 31 ans, pas plus haute que 3 pommes avec un visage enfantin et des yeux angéliques, une silhouette de fée et des enchantements de sorcière. Oui, je sais, je me lance des fleurs, mais je vous le dis sans préambule, je n’arrêterai pas en si bon chemin. La seule personne qui me gâte de mots mielleux c’est moi et je ne suis pas prête à me laisser tomber, tant qu’à passer la brosse à reluire autant que cela soit à usage privé…et puis je ne vais pas me laisser tomber maintenant alors que je ne connais même pas la nationalité du café que je prendrais demain matin… Alors oui, paumée la fée… mais vous allez comprendre pourquoi.
Reprenons, 6 et 2, 8 et je reporte 1, lui, le chiffre erroné, celui qui l’air de rien à mis le chaos dans cette addition bien rangée. 1, je suis tombée amoureuse de l’IMPOSSIBLE, en majuscules s’il vous plaît, car avec son statut et sa notoriété il mérite bien toutes les lettres capitales mon impossible, cet irréel étoilé, qui flirte avec le firmament de sa profession, marié bien sur et papa d’un petit garçon de trois ans. Brillant mathématicien, il est à la science ce que Lennon est à la musique, en moins chaotique bien sur… Et si vous êtes doué en arithmétique, vous vous apercevrez que l’on est déjà 4. En une phrase, on a multiplié par deux les emmerdements, et on a mis à l’exposant 3 ans les épreuves insurmontables. Mon impossible, sa femme son enfant et moi… 4... Seulement l’équation n’est pas terminée… Bon je sens que cette addition n’est pas prête de se résoudre… je reprends :
1 Je suis tombée amoureuse. Ce qui n’a pas du tout été au goût du papa de mes deux paquets d’amour. Et vlan, vous ne l’attendiez pas celle là. Une phrase de plus et la racine carrée de mes émotions en prend un sacré coup.
2 les obstacles qui me tiennent éloignés de lui, sont insurmontables, mais ..
3 et ça c’est le point que je préfère… Il a fini par m’aimer.
Seulement on est 8, non non pas 7 vous comptez bien mais patience… Et puisque la vie est une route souvent pas tranquille, je dirais que le périf est vachement encombré, affluence sur les voies de circulation, pieds sur le frein on est à l’arrêt. Dire que cela se présente mal est un euphémisme, même pas un rêve utopique, juste une totale déraison. En fait c’est ça … et pour beaucoup de personnes d’ailleurs, je bascule vers le côté obscur de la force, je succombe à la passion. Pour les gens raisonnables je suis devenue frapadingue, et encore je reste polie. Hé bien peut-être … mais vous oubliez le point 1 : je suis amoureuse. Et ce point là, il est bien plus important que n’importe quelle voie prioritaire, ou n’importe quel sens giratoire, n’est ce pas la seule chose importante sur terre ? Romantique jusqu’au bout de mes ongles tout de rose vernis, je ne conçois pas la vie sans amour, mais pas n’importe lequel non plus… non, je n’imagine même pas la vie sans l’âme sœur, celle qui vous est prédestinée, un peu comme cet éternel couvercle que l’on associe inlassablement à la bien fonctionnelle casserole. Ouf on l’a échappé belle, voilà un peu de concret dans cette histoire de chiffre qui pour un peu frôlait le mielleux…En voilà bien une expression qui ravira les plus pragmatiques d’entre vous… car il faut bien l’avouer, si pour la ménagère de moins de 50 ans il est une chose inconcevable c’est bien d’avoir des casseroles dépourvues de couvercle adéquat. On prend un amoureux que l’on croit convenir mais on s’aperçoit bien vite qu’il est un peu trop petit, un peu trop grand, parfois on fait avec. Le cas échant, on colmate avec des systèmes D tous plus ou moins foireux, on renverse, on éponge, et l’on se brûle souvent… tout comme en amour d’ailleurs. Le cas étant échu pour moi il fallait un couvercle à ce cœur débordant de sentiments et le voilà mon impossible. Je me suis mariée heureuse pourtant… à un homme malheureux, un prince charmant mélancolique, qui m’a donné avec spleen deux amours canailles qui font un peu image d’Epinal… Blonds, teint clair et joues rouges, pour un peu ils auraient pu faire de la pub pour le savon cadum, bébés joufflus heureux…Pourtant la plus douée des voyante n’aurait pu le prédire, car j’ai la peau cannelle, tendance caramel léger, version sirop des iles, et s’il n’y avait pas cette petite touche de couleur dans le paysage, ce serait le portrait idéal d’une famille idéale. Maison, mariage à l’église, robe blanche, enfants, jardin, voiture familiale au cas où. Décidément les clichés sont récurrents. J'entends presque le générique de la Petite Maison dans la Prairie résonner dans vos chaumières. Vous savez, cette série ou les acteurs ont les lèvres collées sur les dents à force de sourire, Ultrabrite est passé par là c'est certain. Pourtant un matin sans crier gare, je me réveille avec un électrocardiogramme au tracé désespérément plat, victime d’un quotidien banal sans histoire, mon cœur s’est arrêté de battre… N’assurant plus que les fonctions secondaires, il me manque l’essentiel, cette petite choses vitale… l’amour. C’est incroyable ce que l’usure du temps qui passe peut faire à un couple même uni… Pourtant j’y ai pris garde ! Merci Monsieur Jardin pour vos livres à émotions, vos expressions percutantes et votre style heureux… J’ai souvent mis en pratique votre philosophie optimiste… sans succès. Car il faut être deux pour faire vivre un couple parfait…Engourdie de sommeil sans rêve, un matin, le jour se lève et avec lui une envie de grenadine, de rouge, de sucré, et quelques bulles pétillantes dans un verre d’eau irrémédiablement placide.
Le décor est planté, je peux à présent vous raconter cette histoire banale, ma vie, mais je vous préviens, on va voyager loin… très loin ! Attachez vos ceintures.
On est lundi, et je suis en retard. Je presse les enfants, l’école n’attend pas, un bisou rapide pour dire : « à ce soir » et je me dirige les épaules basse et l’énergie en berne vers les inévitables embouteillages de la banlieue verdoyante. Il est 9 heures et je suis fatiguée. Déjà… C’est avec réellement beaucoup d’entrain que je vais au bureau… si, si… je vous assure…sourire ironique… arrêt sur image…bon d’accord… même vous je ne vous convaincs pas…n’empêche que j’essaie, je souris, j’allume même la radio. Sauf qu’à part les mauvaises nouvelles il n’y a pas un programme musical à l’horizon pour me distraire. Un enchainement, la pub agaçante, une annonce. Tiens il y a un congrès de physique et de mathématique appliquée dans 4 jours. Il parait qu’ils vont même tenter d’être clair. Enfin, moi je serais plutôt du genre littéraire, alors je reste perplexe… C’est étrange quand même qu’à l’heure de pointe une radio nationale fasse de la pub pour un congrès de math. Pas envie de réfléchir…je zappe… Je n’aurais pas du…
On ne prête jamais assez attention aux signes. C’est bête pourtant. Il suffirait d’écouter la vie pour ne plus s’inquiéter de son destin, pour percevoir tout ce qu’elle va nous offrir. Mais ce matin, franchement le destin n’est pas dans la liste de mes préoccupations, bref, ce n’est pas le jour pour écouter les signes. Si j’étais un chien je m’emmènerais chez le véto. Poil terne, oreilles basses, truffe chaude, c’est clair je couve quelque chose et le praticien me rétorquerait « c’est juste un coup de mélancolie ma pauv’dame », mais au moins je m’en sortirais avec une petite dose de vitamines et une caresse du docteur pas moche. Ce serait toujours ça de gagné. Dans la voiture, je souris à mes élucubrations. Mon dieu, pourquoi m’avez-vous affublée d’autant d’imagination ? Arrivée enfin au bureau je gare mon char d’assaut pour famille gigogne devant le cabinet de Mac Callum Dupond et Duvernois. Noms à rallonge pour un cabinet d’avocats moyens. Je pose les mains sur le volant et …« It’s show time », petite pensée sautillante pour un masque vert cinématographique et le spectacle peut commencer. Comme chaque matin je me répète cette phrase comme un mantra. Je suis un coach qui motive ses équipes à affronter la grisaille d’un poste administratif. C’est le moment d’accrocher le sourire professionnel de l’assistante-juridique-idéale sur mon visage et d’avoir le regard hautain. Jouer au clown sérieux voilà ma tâche principale. Sauf que c’est plus fort que moi avant de franchir les portes vitrées de ce cabinet hyper sélect, je pouffe. Je me marre à la pensée que je m’en vais rejoindre une association de malfaiteurs légale, non caritative oh non, à but très très lucratif. Je devrais prévoir une tenue d’arsène lupin, cela ferait rire les clients. Mais ça, ça viendra…peut-être….
En attendant de mettre de la joie dans cette boite guindée, je passe les portes vitrées de mes 35h conventionnées en répétant mentalement ces exercices pour être zen. Et c’est en rassemblant mon yin et mon yang, que Céline me lance un bonjour enjoué. Ah Céline…ma collègue sympa, 30 ans et un peu décalée, la célibataire végétarienne de la société… (il y en a toujours une vous avez remarqué ?) Véritable porte drapeau de l’agriculture biologique qui arrive en vélo dans sa robe en lin non traité, qui porte des sandales ou l’on voit ses orteils…vernis. Tiens au fait…C’est écolo ça le vernis « rouge passion » ? Oui, j’avoue, je me moque un peu. Mais je l’adore !
En me racontant son week-end et ses sorties toujours « fantasques » et « génialissimes » selon son propre vocabulaire, je me dis que moi aussi j’aimerais bien de temps en temps sortir de mon « home sweet home » cossu. J’ai du parler tout haut car elle me répond du tac au tac qu’en ce moment à part une conférence hyper enquiquinante, elle ne voit aucune sortie qui pourrait me correspondre. Seulement le tac au tac cela me connait, et pour ne pas avoir le dernier mot, je lui dis que ce matin même j’ai entendu qu’une conférence sur les mathématiques appliquées allait avoir lieu. Il ne lui en faut pas plus pour jeter au parterre un défi que je vais avoir énormément de mal à relever vu qu’il me faudra d’abord trouver une excuse, prévoir une babysitter pour garder mon mari, et préparer le repas à l’avance. Pendant que je me perds dans l’organisation du planning d’une sortie pas encore prévue, Céline me prends de court : « Allons-y ma cocotte. Je t’y invite, je verrai enfin comment tu es sous le tailleur gris. Et si tu refuses, c’est que tu fais vraiment partie des meubles ici. En plus, il parait que la numérologie, les chiffres, les maths donc, influencent notre vie. Pour toi qui aimes les sciences exactes et le destin tu vas être comblée ! ». Pourquoi pas… enfin une échappatoire à mes si paisibles soirées familiales. Une issue de secours même chiffrée reste toujours une issue de secours. Mais je réfléchis…non, vraiment je ne peux pas. La voix insidieuse de la culpabilité me murmure les affres qui m’attendent si je laisse même mes enfants, le diner, mon mari livrés à eux même. En même temps, ce serait pour un seul soir. Un tout petit soir sans eux. Et puis je suis la reine de l’organisation après tout. Céline sourit. Cela recommence, je dois à nouveau parler tout haut. Bon. « D’accord Céline, mais c’est juste pour relever le défi alors ». Bien sur…Ah bon vous non plus vous n’êtes pas dupes ?
Céline avec un air chafouin se met devant son ordinateur et commence à rechercher sur google le site de l’université qui organise le séminaire au nom tellement fleuri qu’il me laisse perplexe : La théorie du Tout, ou comment abolir l’incohérence entre la physique quantique et la relativité générale.
«Nous allons nous y inscrire comme ça tu ne pourras pas te défiler le jour J. » Et là je suis un ours qui voit partir son pot de miel. Je dois être un livre ouvert pour cette fille avec qui je travaille depuis près de 5 ans Elle m’enlève en une seconde la seule porte de sortie par laquelle je pouvais m’esquiver. Et me voilà en train de remplir toutes mes coordonnées sur le net, comme l’on donne son identité à un inspecteur de police. Un clic plus tard Céline paie les réservations d’un air triomphant. Non, c’est officiel, je n’aime pas me sentir coincée.
La journée et les quelques autres qui me séparent du séminaire de math et de physique quantique passent à une vitesse incroyable, comme si mon quotidien avait reçu un grand coup de pied aux fesses, une claque magistrale à la figure de mon ennui, une accélération made in imprévu. Et voilà le grand soir. Et à nouveau je peux prouver que je suis la maestria de l’organisation, je règle en trois coups de cuillère à boite de pizza le diner du soir. Et j’ai eu la merveilleuse idée d’envoyer mon cher époux chez sa maman. La babysitter quant à elle a déjà conquis mes deux amours et je sors le cœur léger dans un jean enfilé à la hâte. Ce soir je ne suis pas une fille, ce soir je ne suis pas une mère, ni une épouse, non ! Ce soir je suis LIBRE ! Depuis quand cela ne m’était pas arrivé ?
Soulagée et ivre de cette liberté de quelques heures, mais sans grande conviction quant à l’intérêt intellectuel de cette sortie, je file vers ce congrès scientifique, qui a la bonne idée de se dérouler bien loin de ma campagne frileuse. Quand je pense que je vais à un événement culturel dont je me moque éperdument juste pour sortir de mon quotidien…Je souris en repensant au petit mensonge sans conséquence que j’ai servi à Mike. En lui annonçant un besoin urgent de connaissances, une faim de neurone pantagruélique, mon mari n’a même pas levé la tête de son écran 19 pouces qui trône en maitre dans notre salon. Son électro-encéphalogramme est resté complètement plat, et je soupçonne que son antenne à indices a des ratés, il n’a même pas capté qu’une conférence de math n’était pas la sortie du siècle …crédible ? Peut être pas, mais efficace ! le sujet l’enquiquine, il ne me demandera aucun compte rendu.
En retard, je m’installe dans ces inconfortables gradins, et je ressens au creux de mon dos la douceur d’une chaise longue au soleil, ce petit goût de liberté pimenté d’un tout petit mensonge…En bonne copine lâcheuse, je ne pense même pas à rejoindre Céline qui s’est accaparé le premier rang dès son arrivée et je me fonds dans le décor juste pour apprécier le fait de n’être plus que moi. Pour Céline il est hors de question qu’elle ne loupe même une seule syllabe de ce Nostradamus de la calculette alors que moi c’est le mot sortie surtout qui me faisait rêver. Le destin doit être un grand comique… Elle attendait une révélation et c’est moi qui me la suis prise en pleine poire. Je savoure les yeux mi-clos cet instant béni des dieux où la cuisine et le bain des enfants est loin quand soudain le soleil est apparu : lui, mon impossible. Touchée au cœur sans passer par la case départ, un regard m’a percutée en plein dans le mille, et la voilà ma révélation…
Une démarche de chat fait s’avancer les plus charmantes fossettes de toute la galaxie, et un regard tendre un peu timide, ne cesse de s’animer dans un visage bouleversant. Il n’est pas très grand, mais il a la souplesse des félins, l’humour des hommes heureux, et la classe des plus nobles natures. Il aurait pu donner de l’élégance à une simple serviette de bain, c’est dire. Mais la chose la plus singulière est que sa peau laiteuse m’attire comme un aimant. Il faut que je me concentre sur ce qu’il dit sinon je suis perdue c’est certain ! Allons redresse-toi fillette et concentre toi sur autre chose que cette promesse rebondie qui se situe juste là au bas de son dos. Mon dieu comme la ligne droite est ennuyeuse face à cette courbe divine qui tout à coup me donne soif.
Il parle, s’emporte, écrit nerveusement des kilomètres de signes cabalistiques qui ne veulent strictement rien dire pour la profane que je suis. Et au détour d’une équation totalement géniale d’après lui … (fait hautement avalisé par l’assistance), il se tourne vers moi dans un sourire de satisfaction… et un regard plus tard, je suis sous le charme. Il conclu son équation et j’en entame une autre bien plus compliquée : comment un inconnu matheux dont je ne comprends aucune parole arrive-t-il à me sonder d’un seul coup d’œil ? Je me sens soulevée par un désir impérieux. Il faut que je lui parle, il faut que je trouve le moyen de me débarrasser de cette impression d’avoir été touchée. Seulement ces mathématiciens de renommée mondiale semblent aussi abordables que le saint père lui-même. La conférence se termine, et une foule compacte se forme devant la porte de sa loge, petit réduit aménagé pour l’occasion au sein de l’université qui accueillait le séminaire. Je me faufile, mais visiblement son manager vient d’annoncer que Monsieur Verney doit se rendre dare-dare à cocktail post équationnel organisé par la mairie, mais durant quelques minutes il y aurait quand même une petite séance de dédicaces de son dernier livre. C’est avec une impression de loupé que je rejoins ma voiture pour repartir vers ma vie de femme mariée. Je ne vais tout de même pas par-dessus le marché jouer à la groupie de service, m’avilir à l’attendre pour obtenir une malheureuse signature au bas d’un livre dont le contenu m’indiffère, voir pire, lui demander une photo, juste pour avoir le loisir de contempler ses prunelles ?… Certainement pas… je vaux bien plus que ces fans qui fondent en pâmoison au premier regard…d’un mathématicien qui plus est. D’une rock star on peut comprendre … d’un scientifique farfelu … beaucoup moins. Défaillir en hurlant pour un guitariste bourreau des cœurs est une chose, frôler le collapsus pour un mathématicien en est une autre… Seulement, il était arrivé sans crier gare… lui, le ver oh combien peu solitaire de l’amour, celui qui vous parasite les sens en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, qui vous met KO dès les premières secondes. Et je reprends la route avec dans les yeux des étoiles bien alignées en colonnes chiffrées.
14:28
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05.10.2009
Rien vraiment ne change, mais tout est différent...
Il aura fallu 15 ans à Alexandre Jardin pour se rendre compte qu'aimer n'est pas un verbe ponctuel à ne mettre que dans la bouche des aventuriers en quête de sensations fortes. Cet éternel rêveur a enfin décidé d'aimer pour "la vie" à deux.
Pourtant aujourd'hui je suis fanfan, et toutes ses héroines des débuts fulgurants... j'ai la candeur de dafna, et la détermination de mademoiselle Liberté. Pourtant, j'ai aussi la trouille de ses alexandre mousseline qui se barrent à la moindre contrariété et que cet auteur génial balade au fil de ses histoires. Oui, j'ai la trouille, car aujourd'hui, tout à changé. Lui, mon Impossible avec un grand A, a changé de tactique. Il ne pratique plus l'éloignement systématique, il écarte les silences, pour être enfin présent... mais ... et c'est là que ma trouille de fille fait son entrée, c'est que s'il souhaite que l'on se voit plus souvent, que l'on se parle de même, c'est en mettant de côté l'attirance physique qui faisait de nos moments des instants d'amants éperdus. Alors, vous sentez vous l'ame de James Bond dans casino royal, pour miser sur le devenir de mon histoire...? Faites vos jeux, rien ne va plus...
Voilà 6 années que chaque matin je m'éveille en pensant à cet être pétri de tout ce qui me fait aimer la vie...la douceur la tendresse, l'intelligence, l'humour, le don de soi. Il cultive toutes ces choses comme Nicolas en son temps faisait prospérer son jardin du dimanche... Mais qui se souvient encore de Nicolas? Vous? nan, impossible, vous trichez, je vous vois vous gratter la tête...mais Lui ! Lui il sait...et moi bien entendu ..parce que voilà, c'est précisément pourquoi je suis certaine que c'est l'Homme de ma vie avec un grand P, car nous avons les mêmes envies, les mêmes références, la même conception de la vie, de l'amour et du monde. Nous ne sommes pas pareils non, c'est bien mieux, nous sommes faits l'un pour l'autre.
Tout nous sépare en fait. Son âge, son statut, sa culture, sa notoriété, sans oublier sa femme aussi bien sur... Et pourtant, tout nous rapproche. Nos différences sont autant de trésors que nous aimons. Bon sauf pour sa femme of course... 6 ans de certitude dissimulée, de conviction d'alcove, qui tout à coup se transforment en détente amicale le tout est de savoir si celle ci sera évolutive... Il y a de quoi avoir la peur qui serre le ventre non? Bien pour moi c'est OUI! avec un grand T. Car si être pseudo-amis nous permettra enfin de nous voir au grand jour et de pratiquer des choses qui jusque là nous étaient interdites, cela implique également un éloignement certain de sa peau de la mienne. Et là j'avoue, je ne sais pas si je vais pouvoir résister. Et puis, dans 6 mois ou serons nous?
Une amitié pour tout commencer... L'attente est finie... elle a cédé sa place aux possibles. Aux routes, belles ou tourmentées, aux détours de cancre à la recherche d'école buissonnière, mais aussi aux lignes droites de la franchises. Mais arriverons nous un jour dans cette si jolie ville qu'est la vie à deux ?
ps: juste pour les étourdis quelques explications sur les majuscules...
Impossible avec un grand A car il est mon grand amour , c'est logique non ?!.... Homme de ma vie avec un grand P comme Passion évidemment...
Oui avec un grand T comme trouille... non mais vous suivez oui !!? 
22:18
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27.09.2009
juste parce que la nuit me rend poete...
La facilité nous éloigne de l’évidence
De cet amour sans concurrence
Pas celui que l’on prend, l’amour offert
En compensation de tous les plaisirs terre à terre
Une main qui se tend comme ça
Même si l’on ne se connaît pas
En passant sourire à un inconnu
Petit éclat d’une bonté soutenue
Un cadeau sans arrière pensée
Et c’est ça toute notre humanité
Monsieur de Saint Exupéry
n’a pas dit que des conneries
Le petit prince lui
l’avait bien compris
On est responsable de ce que l’on aime
Et peut-être un peu plus même…
Ermite des joies égoïstes et faciles
Tourné vers l’autre l’idée est plus gracile
Pour passer d’austère à solidaire
Il suffit parfois d’un regard qui s’éclaire
01:34
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25.09.2009
Arc en Ciel
Qu’est ce qu’un arc en ciel ?…comment naissent dans le ciel ces sourires colorés ? Les scientifiques ont réponse à tout, mais pour les rêveurs quelle explication sera la bonne ?
Depuis cet après midi je le sais… Il faut un rideau de pluie celui des larmes, quelques nuages de chagrin et tout à coup un rayon de soleil qui apparait, Lui de l’autre côté de la manche qui pense à moi, qui m’envoie des textos, qui m’appelle alors que durant 6 années il a cultivé le silence systématique. Tahoe, est parti, et c’est lui qui arrive…Mon cœur est devenu agnostique, il n’ose pas croire en ce dieu architecte nommé Amour. Mais je dois bien me rendre à l’évidence, quelque chose a changé. Je suis devenue prudente comme une convalescente mais au fond de moi quelque chose ne reste pas tranquille et n’a jamais su d’ailleurs. Alors je reviens ici malgré ma promesse, pour partager avec vous tous les bonheurs que la vie m’apporte, même s’ils sont rares, même s’ils sont futiles, même si ce ne sont que deux ou trois miettes de rien du tout, parce que le partage vaut mieux que tout. Le partage vaut mieux que le silence, et puis… dans quelques jours sortira le prochain livre d’Alexandre Jardin, 15 ans après… il s’agit de la suite de fanfan, alors je me dis que c’est un signe pour me montrer que l’espoir, les rêves et les rêveurs resteront toujours l’essentiel sur terre…
22:34
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30.08.2009
et le silence...
Il n’a suffit que d’une journée de silence … une seule et je n’existe plus.
Je dois verouiller les portes, m'enfermer, parce que je n'ai plus la force.
Je n'écrirai plus ici
19:10
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Clochette le retour
Hier soir, le hasard m’a conduit vers John Lennon. Une émission rediffusée retraçait son histoire, sa vie, ses espoirs et en filigrane les chansons des beatles me faisaient sourire. Apaisée, emmitouflée dans une soirée douillette où les sens hibernent, je regardais des images à rêver. Mais la fée clochette est une canaille, elle me surprend toujours lorsque je ne m’y attends pas, et tes mots m’ont à nouveau éclairée. J’ai regardé mon téléphone en souriant, il semblait me dire « prends moi, appelle le» (oui je sais, cela vous semble improbable, mais vous savez de nos jours, la technologie n’a pas de limite et comme dirait Harry Potter, même les chapeaux peuvent avoir un jugement très juste, alors … pourquoi pas les portables ?) Donc si mon téléphone avait pris l’apparence de Kaa pour me séduire et me convaincre de t’appeler, je n’ai pas la jeunesse de mowgli pour y céder. J’ai trop envie de badinage, de séduction, de cœur qui bat pour un rien, de sourires et de frôlements. Que peut-on offrir dans la hâte et la précipitation ? Si quelque chose doit naitre, j’ai envie que ce soit un nous en forme de soufflé à la cerise. D’être une patissière douée et confectionner avec soin ce délice sucré. D’être une amoureuse assez canaille pour t’offrir tour à tour un amour papillon, un amour léger, aérien, un amour qui fait rire et donne du bonheur , un amour éléphant ou chaque joli mot a de l’importance, fidèle et constant… un amour pluriel qui serait tout … qui ne serait rien…
La porte de cette maison d’arrêt aux murs tout blanc est grande ouverte et je murmure encore quelques phrases de Balavoine… Assise en tailleur, dans un lainage qui ne tient pas aussi chaud que tes bras je reprends encore des forces mais déjà mon regard caresse le paysage… Les chauds soirs d'été sont déjà repartis,et la fraicheur annonce un automne qui ne se pressera pas...Quel magicien démoniaque es tu ? Comment peux-tu me faire cadeau de ce qui ne se possède pas ? Comment arrives-tu à transformer quelques mots en sourires? Deux textos, quelques lettres, dans une vie ce n'est rien... juste une attention polie qui se transforme en voeu de fille. Voilà quelle rêveuse je suis. Je plaide coupable, je ne suis pas en prison pour rien. Je dois me reprendre. Ces textos ne sont rien, tout au plus une attention amicale. Comment aurait agi un amoureux? M'aurait-il envoyé ces mots?
Comment pourrais je le savoir? Je ne sais plus ce que l'on fait lorsque l'on aime, je ne connais plus ces gestes, ces attentions, ces mots de miel qui coulent pourtant de source pour tous les amoureux de la terre.
10:55
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29.08.2009
S M S, trois lettres pour un soleil
Le vent qui soufflait si fort a rencontré trois mots et s’est mis à murmurer : peut être … la tempête s’est apaisée pour laisser une brise se délecter du miel de quelques pensées … tes pensées. Mais ressens tu, toi qui es si loin, que nos pensées se mêlent parfois ? Sais tu que le vent nous unit malgré le temps, malgré l’espace, malgré tous ces obstacles si hauts ? Éprouves-tu ce manque, ce lien qui n’arrive pas à se briser ? Comment arrives-tu à vivre ?
Hier cyclone gelé dans l’absence et aujourd’hui Alizé tout chaud quand le silence se brise… les vents sont changeants et je regrette de ne pas être aussi légère que ces courants qui te donnent le frisson. Hier tu n’existais plus, hier, je me noyais dans l’amnésie et ce soir…ce soir… je pense à toi.
Alors le soleil en astre capricieux se lève qu’importe l’heure, et m’inonde de clarté en pleine nuit. Les sourires s’épanouissent dans la spontanéité, et la joie peut enfin arriver. Pourquoi il n’y a que toi qui me procure cette sensation ? Pourquoi même mes deux petits garçons ces amours que j’aime tant, n’arrivent pas à me faire éprouver cette déraison qui emporte tout ?
En tout cas je ne laisserai aucun espoir renaitre. Je n’attends rien… je ne t’attends plus. Chaque jour viendra, sans toi, et je les aimerais pour ce qu’ils sont. Je ne veux plus qu’il n’y ait que toi.
Une visite au parloir n’a jamais fait sortir personne d’une geôle d’autant moins que la porte est grande ouverte. Les murs blancs de ce qui emprisonne sont toujours là et tant mieux. Un mur blanc est un mur que l’on peut inventer, décorer, et colorer comme on le souhaite. Là je suis au calme, là je sais que le vent ne m’atteindra pas. Un jour quelqu’un viendra pour me prendre la main et ensemble on protègera ce petit feu à construire, ce petit bonheur discret et fragile qu’est l’amour. Si cela pouvait être toi ce serait bien mais en es tu capable? …
21:20
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27.08.2009
Incarcérée
Cela fait bien longtemps que je ne poste plus ici et je le regrette. Il me faut écrire pourtant, car j’ai des mots qui sont enfouis, des sentiments brimés, étriqués dans ce cœur qui ne s’épanche plus. Seulement je ne sais plus quoi évoquer. Que pourrais je dire ? que pourrais je écrire, alors que dans ma vie tout est à l’arrêt. Il ne fait pas calme chez moi, non, il fait vide. C’est l’avènement du grand rien. Je ne sais plus ce dont j’ai envie, je ne sais plus de quoi je suis capable. Au-delà de la tristesse, je crois que j’ai cultivé un grand champ de colère. Mais comment le laisser en friche ? comment apaiser cette tempête, ce vent qui ne rencontre aucun obstacle ? C’est parce que le vent ne peut s’éprendre de cheveux et de peaux qu’il se déchaine et s’enivre de l’espace pour grandir et détruire tout ce qui sera sur son passage. C’est parce que l’on a laissé le vent seul que l’on a créé les tempêtes. Et moi ? qui me sauvera de ce chaos que je suis en train de devenir ?
Je n’ai pas l’âme d’un cyclone, et cela me désole de détruire alors que mon rêve c’est de construire.
Construire un bonheur. Oh pas grand, un petit bonheur d’humain, un petit feu à partager à deux. Je ne suis pas un architecte ambitieux, juste besogneux. Un petit artisan qui a perdu ses outils et qui rêve d’utiliser ses mains pour caresser la terre et la matière de ce qui s’offre. Je m’obstine à regarder les étoiles, à fureter dans le ciel pour y découvrir des présages, je harcèle les tireuses de cartes et les tarots me mentent. Ils voient des présages heureux, une union, une fortune même, un destin de star alors que respirer m’est douloureux. C’est un peu comme si l'on annonçait à un mourant qu’une totale rémission l’attend demain. Mais dans la souffrance comment peut-on croire que l’on verra un autre jour se lever ? En tout cas, moi, je n’y crois plus. Je le voulais lui et lui n’existe plus …
La musique est partie, le ciel aussi, et je colmate là ou je peux ces heures qui ne tiennent plus pour croire que demain tout ne s’écroulera pas. J’ai l’impression d’avoir été incarcérée. Privée de liberté, privé de tout, d’amour et de joie. Le blues est blanc disait balavoine….
Mais les murs de ma prison le sont aussi.
22:30
Écrit par KiTTeN
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02.07.2009
Vibromasseur dont les intentions sont très loin d'être pacifiques
Il est enfin arrivé. Celui que j'attendais depuis si longtemps, celui qui mords parfois, me caresse souvent, illumine et réchauffe ma peau qui se languissait de lui...
Ne vous affolez pas, je ne parle pas de Lui, mon impossible, mais bien du SOLEIL et de l'été! Vive, lui et la douceur des nuits étoilées, les petits déjeuners pris sur la terrasse et la peau dorée...et bientôt je tiendrai de longues conversations avec l'océan tandis que mes petits loups construiront des immeubles de douze étage dans le sable blanc, bientôt....je me mettrai en maillot.
heu ... j'ai un doute... AOUCH ... oui AOUCH. Nous sommes début juillet et oh rage oh désespoir je ne suis pas "beachable". Enfer et damnation, voilà qu'il me prends de maudire ces courbes qui d'habitude me plaisent bien. Nous sommes à l'ère des planches à repasser, il faut vraiment que je m'adapte. Alors, je me suis dit que j'allais m'aider de ces nombreuses techniques qui sont supposées être au service de la femme, et pour commencer je me suis mise au power plate.
On m'avait dit que trente minutes sur ce vibromasseur plat valaient une heure trente en salle de sport. Et voilà que la petite fille qui croit au père noel qui sommeille en moi a les yeux qui brillent et voit un ventre plat se dessiner sous sa jupe. Alors avec entrain je suis allée ce matin tester cette machine que seul un parkinsonien peut faire fonctionner. Le parkinsonien en question gay de surcroit, m'installe les fesses sorties, les mains bien arimées et les jambes pliées sur cet engin qui cachait bien son jeu, et au bout de trente secondes je souffre atrocement. OUI quand on fait du power plate, on fait du sport! Pour le coup le ventre plat sans effort ce sera pour un autre jour, mais on n'est encore qu'à 45 secondes d'exercices alors il faut que je concentre mes pensées pour essayer de ne pas succomber dans les 15 secondes restantes. Quand la minute arrive enfin à terme, elle accouche d'une moi surprise, cramoisie, et en sueur. Et là soudain, la peur m'envahit. Il me reste encore à vivre 29 autres minutes comme celles là. Et le pire, c'est ce que truc va même s'en prendre à mes abdos qui essayaient tant bien que mal de filer en douce. Raté! Chaque muscle de mon corps va se rappeler à son bon souvenir et au bout de la séance je m'étonne de pouvoir encore mettre un pied devant l'autre pour prendre une douche bien méritée. Ah non, zut ... c'est vrai... j'ai oublié serviette et shampoing, bien oui je n'imaginais pas une seule seconde qu'en une demie heure j'allais sortir comme essorée d'un panier à salade. Je rentre donc en nage au logis, et là ... je peste... j'ai faim! j'ai une faim pantagruelique à damner un ascète qui se nourrit d'une date par an. Alors j'ai dévalisé le japonais du coin, je me suis fait un festin de sushi et de sashimis... demain, je crois que je vais devoir retourner sur la machine à torture vibrante pour éliminer tout ça...
Le cercle vicieux a commencé ...bien oui c'est l'été ...
00:24
Écrit par KiTTeN
dans Actualité, Amour, Général, Loisirs |
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04.06.2009
Récidive
Hier soir, un petit coup de blues est venu me surprendre...Alors comme souvent dans ces cas là depuis que j'habite Paris, je me réfugie dans une salle obscure et je flirte sans vergogne avec deux amants sucrés: Mister Popcorn et Sir Chocolat. Devant l'écran bleu, la file s'impatiente, il me faut choisir un film et je ne sais pas ce qui me pousse à prendre Antechrist, le désarroi peut être. J'avais pourtant décidé de mettre fin à ce calvaire Cannois après le désastre d'une "vengeance" ratée. Mais il ne faut pas essayer de comprendre les filles...Oh je sais c'est un peu facile de mettre les conséquences de mes choix sur le dos de la cause féminine, mais là pour le coup c'était en plein dans le mille!
J'ai découvert le film du Danois avec circonspection...j'avais peur d'un deuxième effet kiss cool et d'une fin sans fin véritable qui donne l'impression d'avoir perdu son temps. J'avais tord! Entre symbolisme et non dits, la fin nous réserve une vraie réflexion.
La manière de filmer de Lars von Trier caméra au poing donne une dimension dramatique de reportage, on est plongé dans un univers où rien n'est lisse. Comme la vie.
L'histoire est forte, et chaque plan est calculé. Je ne suis pas d'accord avec ces critiques qui affirment que certaines images sont "commerciales", choquantes pour le plaisir de choquer et de vendre. Sans elles, le film n'aurait pas la même dimension et n'entrerait pas dans notre intimité. Un pénis joliement filmé donne un aspect sensuel, on est déstabilisé car soudain on laisse la porte ouverte aux idées sexes. Et ce sera le cas durant tout le film. La nature humaine, cet appel aux sens est il un crime?
Non! bien évidemment, mais dans le film...on hésite! On est déstabilisé, des rires nerveux fusent car le public a du mal à se laisser couler dans cet univers décalé. Franchement le pari est réussi! J'ai adoré Antechrist! Charlotte Gainsbourg s'y met en danger en apparences seulement, car elle a le talent pour mener à bien ce film d'auteur.
Quel plaisir de voir des choses nouvelles au cinéma!
09:18
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26.05.2009
Cannes ...ou comment transformer de la daube en canard à l'orange
Au mois d'octobre cela fera deux ans que les jolis monuments de Paris abritent mes heures...Alors, peut-être pour être dans le ton, peut-être pour rendre hommage à ce pays d'adoption, ou tout simplement par contagion, cette année je me suis intéressée au Festival de Cannes. Bonne fille, j’ai joué la fan attendant frémissante le verdict du jury.
J'ai donc fait fi de ces idées reçues qui engoncent la croisette dans un nuage de futilités. J’ai oublié les visages défaits de ces "starlettes" au petit matin qui n'ont pas eu que les bras ouverts pour accueillir de futurs producteurs. J'ai endormi mon cynisme rétif qui voyait ce rassemblement cinématographique comme une grande vitrine pour afficher luxe et débauche devant un public pauvre et en crise. Et j’ai plongé avec joie dans la grande bleue pelliculaire en ne regardant pas les détritus qui y flottaient. C’est donc le cœur en joie que je suis allée voir les films récompensés pas la divine palme toute d’or et de cristal vêtue. Bien mal m’en a pris !
Je ne parlerai pas de ces « étreintes brisées » qui en d’autres temps auraient peut-être agrémenté un dimanche pluvieux en dvd. Que monsieur Almodovar me pardonne, j’ai préféré mes popcorns aux pleurs de la très jolie Pénélope. Par contre, je lève le poing et brandit ma plume en étendard pour dénoncer le lamentable « Vengeance ». Et d’ailleurs je vais vous révéler la dernière scène, la dernière réplique qui restera malheureusement gravée dans ma mémoire à jamais. Oui je lève le voile final, qui n’est vraiment qu’un secret de polichinelle.
« Is this jacket yours ? ».
Est-ce que ce manteau est à vous ? Après 2 minutes de plans alambiqués pour faire correspondre les trous de balles le héros pose cette question fatidique à l’unique survivant du film, comme si sa vie en dépendait…Vous n’allez pas me croire, mais toute la salle a crié d’une seule voix : « sans blague ». Notez quand même que la rue était vide, que plus une âme ne vivait après environ 10 minutes de « pan, pan », de balles perdues, et qu’il n’y avait plus aucun autre comédien au générique de fin, donc NON, cette veste ne pouvait pas appartenir à quelqu’un d’autre monsieur TO. Il faut parfois lire le scénario avant de faire dire des trucs aux acteurs !
Soyons ouverts …Cette réplique aurait pu être cocasse, un clin d’œil artistique, marrant, une touche « monthy python » si 2h de carnage cinématographique n’avait pas précédé ladite réplique. Car Johnnie TO s’applique durant de très très très longues minutes à s’emmêler les pinceaux entre le jour et la nuit. Il faut dire que dans le monde de ce monsieur TO, la lune reste pleine durant plus de 10 jours ! SI ! De plus, c’est une lune vindicative, qui fait fuir le soleil, puisqu’à la fin du film, nous sommes un jour à midi, et monsieur Foung mange à une terrasse. Rien de plus normal jusque là. Sauf que Johnny Halliday le traque, essaie de l’abattre et tout à coup devinez quoi ???? c’est la nuit !!!!!! SI !!! je vous le jure ! Alors soit la monteuse aurait du retirer ses moufles avant de coller les bouts de pellicules, ou alors c’est trop intello pour moi, quelque chose a du m’échapper entre les plans du célèbre chanteur en version Humphrey Bogaert avec le galurin en prime, les ralentis des balles traçantes avec la musique qui va avec tout comme dans les bons vieux westerns spaghettis, le vélo qui roule tout seul, et la lame de cutter qui arrive à faire office de scalpel et de pince pour retirer les balles. Moi je vous le dis, si le monde de monsieur TO existe, je ne veux jamais y aller !!!!
Quand le générique est apparu, le public de la salle du cinéma des Halles a applaudit. Il était soulagé que cette boucherie s’arrête enfin ! Moi aussi !
23:16
Écrit par KiTTeN
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25.05.2009
Lettre à Alexandre
Une nuit, des mots me démangeaient...Une lettre d'amour se préparait au bout de mes doigts, et bien résolue à faire mouche dans l'esprit de celui qui ne capitule pas, j'ai voulu m'associer le talent d'Alexandre Jardin. Jouer à Cyrano, en quelque sorte...enfiler le costume de Christian et écouter les phrases que me soufflerait cet amoureux professionel. Il me fallait coûte que coûte les jolis arguments d'autobiographie d'un amour pour mettre en forme mes envies de fille décidée.
Durant une bonne demie heure je farfouille, je soulève, je grimpe et je peste: choux blanc. Aucune autobiographie à l'horizon hormis celle de la femme avec qui je partage des doubles initiales heureuses: Michèle Morgan. En désespoir de cause, j'ouvre le premier ouvrage de mon auteur favori qui me tombe sous la main et là...au lieu de mots divins qui chantent l'amour, j'entends le doux ronflement de l'ouvrage commercial écrit en hate, sans trop y croire. Vraiment, croyez moi sur parole, "Toutes les femmes sont un roman" s'apparente au Lexomyl en version surdosée. Ne le lisez qu'à des fins thérapeutiques sinon vous risquez le claquage!
C'est donc un peu colèrique que je me couche dans le manteau d'une nuit qui n'entendra aucun mot d'amour. Et le lendemain, bille en tête, je décide de mettre en musique mon courroux. Voici la lettre à Alexandre.
Très cher Monsieur Jardin,
Adresser quelques mots à l’auteur qui nous a fait rêver, c’est un peu comme essayer de devenir astronaute quand on adore les étoiles : c’est risqué. Risqué et orgueilleux. Néanmoins, il m’est impossible de taire encore ce que votre dernier roman m’a inspiré. Et Dieu sait si j’ai essayé de vous trouver des excuses, de vous protéger de ma verve colérique et déçue. Mais rien n’y a fait. Je vous le dis tout de go monsieur Jardin, vous avez laissé s’endormir l’enfant radioactif qui est en vous !
Il est vrai que le 21ème siècle est morne, terne et sans vie. Il est de très mauvais goût de rêver de simplicité et d’amour, de rêver tout court aussi d’ailleurs. Mais est-ce une raison pour nous servir une liste malheureusement non exhaustive de vos rencontres qui ont déjà jalonné tous vos romans ?
« Chaque femme est un roman » est une redite, pire même, une rallonge d’anciennes envies auxquelles même vous ne croyez plus.
J’ai chamboulé ma vie grâce à vous. Je vis à fond chaque moment grâce à vos mots de rêveur. Et je vous interdis de vous éteindre ! Vous n’avez pas le droit de démissionner et d’abandonner le navire ! Ce rafiot de « Bisounours » qui croient aux sentiments prend l’eau peut-être. Et alors ? Il faut y croire et y croire encore. Parce qu’il n’y a que l’amour qui compte dans ce putain de monde à la noix. Vous étiez mon capitaine Kirk, ma bouée de sauvetage quand les cyniques me montraient du doigt parce que j’avais choisi le chemin de traverse, ce sentier loin des petites cases si rassurantes. J’aime un homme marié, envers et contre tout, envers et contre tous.
Mais peu importe parce que je veux le voler à l’officielle, celle qui n’arrive pas à le rendre heureux, parce que lorsque nous sommes ensemble, le monde est plus joli. Pourtant je ne suis pas mademoiselle Liberté, je ne suis que moi, et j’avais vos mots pour gonfler mes espoirs, j’avais vos phrases percutantes comme épée afin de pourfendre le quotidien. Vous étiez la bannière de tous ceux qui veulent être mieux qu’eux même pour un être cher, pour tous ceux qui ont foi en un monde où l’on colorie sa vie à coup de rires et de sentiments. Saurez-vous l’être à nouveau ?
Pourrez-vous redevenir ce lien délicat qui reliait si joliment le monde à nos envies ? J’attends avec impatience votre prochain ouvrage pour le savoir.
Mais dans cette attente je n’ai pas d’autre choix que d’essayer de sauver nos rêves. Je vais m’y atteler sur un blog de gourmandises. C’est vrai, je ne possède pas vos mots charmants et fédérateurs, je n’ai que mon ventre, mon âme et ma volonté pour faire naître des pères noël en été, et des amoureux à la hauteur, mais j’espère que cela suffira pour colorier des arc en ciel dans l’éclat trop sombre des jours à venir.
J’espère que très bientôt vous viendrez à ma rescousse pour redonner à la vie des sens giratoires à contre courant, pour redonner aux garçons l’envie d’être des héros de cap et d’épée et aux filles l’envie d’enfiler des tenues de Sissi romantique.
Vous me croirez peut-être... peut-être pas... mais il m'a répondu!!!
En quelques mots, il me donne raison, et m'annonce deux très jolies nouvelles...
Peut être vous en parlerais-je dans un prochain message qui sait...
Alors puisque souvent la réalité dépasse la fiction... moi je dis... IL FAUT CROIRE EN SES REVES !
22:29
Écrit par KiTTeN
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18.05.2009
Blues trottoir
J'aurais mieux fait de tourner sept fois mon clavier sur le bureau avant de dire que la vidéo à la demande était du pain béni. A une heure du matin, blottie au fond de ma couette, j'envisageais qu'un petit épisode de greys anatomy en Cerbère docile de la porte des songes allait me conduire directement au creux des bras de Morphée...Quand tout à coup la box de ceux qui selon la pub ont tout compris, fige l'image. Damned, je suis eue. Mais ce n'est pas un shut down complet qui va me décourager, alors je tente la réparation. Seulement, après trois quart d'heure de reboot, de synchronisation des boitiers, je jette l'éponge, enfin la serviette éponge que j'avais nouée autour de moi faute de pyjama. Et me voilà totalement réveillée, au beau milieu de la nuit, sans épisode de greys, sans télé et avec une seule envie... un amoureux et un chocolat chaud. Oui je sais, les matheux me rétorqueront que cela fait deux envies. Mais le chocolat cela ne compte pas, cela fait partie du lot "Kitten". Donc une seule envie au compteur: un amoureux. Il me fallait bien cela, tiens. Pour des pâtes au fromage en pleine nuit, pas de soucis, même des fraises, en s'y prenant bien on peut trouver un restaurant, un petit arabe du coin, que sais-je, mais pour un amoureux, on fait comment?
Frustrée de ne pouvoir me blottir contre un radiateur vivant, dont les battements de coeur m'endormiraient, je regarde mon éléphant en peluche d'un air joyeux et je tente une approche… Mais je sens bien qu'il se méfie. Vais-je feindre l’indifférence pour le surprendre et lui faire des calins par surprise? Non, je renonce... ce quadrupède de la jungle aime profondément qu'on lui fiche la paix et surtout qu'on ne le passe pas en machine. Son regard me dit d'ailleurs " vade retro la blonde, tu es du style à me baver dessus dès que tu auras fermé les yeux".
Non mais vous entendez ça? Un éléphant en peluche ironique qui me fait des reproches à 1h22 du mat. Non, vraiment je vous le dis: c'est ma nuit. Mais cela pourrait être pire! Mais oui!!! cela pourrait être une nuit de pluie, et de brouillard, quelques taxis passeraient sans me voir, je n'aurais qu'une envie, rentrer pas trop taaaarrrdd.....
Je crois que je vais arrêter de me prendre pour "blues trottoir" je vais éteindre le juke box et vous quitter. Allez éteignez la lumière maintenant...
Ps au moment de poster ce message, à 1h40 du matin, skynet se cabre et refuse d’enregistrer mes mots..véridique !je vous le disais c’était ma nuit…
08:12
Écrit par KiTTeN
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14.05.2009
Luke contre Darth Vador
Le bruit de la pluie mêle ses notes à la douceur des mélodies de Lene Marlin et mon cœur malgré toutes ses réticences n’a pas le choix de que partir. Il se sépare de gré … sans force… de mon âme. Il s’en va rejoindre la nuit, les étoiles… cette obscurité qui nous protège lorsque l’on est seul et mélancolique. Pourtant ce départ n’est pas douloureux il n’y a aucun vide dans ma poitrine. Rien ne manque. Regarde, regarde bien, mets tes mains, tu sens ? Rien ne bouge. Comme lorsque l’on pose ses mains sur un ventre gonflé d’une vie qui part au lieu de naitre et j’ai le regard de cette femme qui ne sera pas mère et qui fait le deuil d’une vie d’espoir.
L’absence de battements dans ma poitrine me terrifie et cette peur collante, poisseuse, recouvre mes doigts, mes bras, mon corps. Elle me touche, c’est la caresse glacée d’un amant mort, celle de son souvenir. De ton souvenir. Je t’aimais si fort tu sais …
Où sont passés mes mots colorés, ces phrases arc en ciel qui me réservaient des trésors à leurs pieds ? Où est le soleil ? Avez-vous vu la mer, les reflets de l’aube sur l’eau ? Suis-je devenue aveugle, est-ce le chagrin qui aurait posé ses mains sur mes yeux ? Non, c’est sur, on m’a piqué le ciel et les paysages apaisés et on m’a débarquée ici dans ce lieu qui n’a même pas la chaleur d’un désert.
Mais d’où me vient ce mauvais récit à écrire, cette peine immense à décrire, ces larmes à épeler ? Cela ne peut pas être toi, ou ton absence ! Non cela doit venir d’avant, d’après. Alors ?... Il doit s’agir d’un autre chagrin. Mais lequel ? Où peut bien se cacher cette plaie qui n’arrive pas à se refermer ? Je voudrai la trouver pour me soigner enfin, et passer les doigts sur une cicatrice en souriant de l’avenir. J’en ai passé des heures pourtant à les raconter ces coups du sort qui essaient tant bien que mal de me mettre KO. Un à un, je les ai tous mis sur la table pour m’en détacher, en rire même lorsque je n’étais pas au tapis. Alors… d’où viens tu toi sale garce, qui me fait préférer le blues à la salsa ?
Tout à l’heure j’aurai du acheter « autobiographie d’un amour » d’Alexandre Jardin. J’ai perdu mon exemplaire, et je souhaitais le relire pour mettre un peu de miel sur mon cœur. Mais est-il déjà trop tôt pour penser à une rééducation ? Non…je ne pense pas. Parce que cette plaie à vif qui me taraude jour et nuit n’est rien d’autre que de l’ennui. Une période de grand rien pour quelqu’un qui n’aime que se battre c’est un peu comme une capitulation. Peut être est ce pour cela que je t’aimais tant ? Tu étais une bataille sans fin, un match sans mi-temps, alors forcément je ne pouvais pas abandonner la partie. Sauf que tu as quitté la pelouse sans que je m’en aperçoive et je me battais contre moi faute d’adversaire.
Lene Marlin vient de se taire. Tant mieux. Sa musique me fiche le bourdon. Je devrais jeter son cd et m’abonner à Radio Zouk, ou TV Salsa. Voir des blacks bien fichus se déhancher n’a jamais fait de mal à aucun cœur de blonde ! Bien voilà… on y est. Il aura fallu toute une page pour arriver à extraire cette peine qui me mangeait. Je vais enfin pouvoir écrire maintenant !
Pourtant c’était joli les mots du début. Triste, ennuyeux, mais joli… Je vous le laisse quand même ? Juste pour vous montrer l’autre côté de la force, et vous prouver que l’on peut être à la fois Luke Sky Walker et Darth Vador le tout dans un même petit corps ? Oui bon allez. Juste pour cette fois ci. Et Kamille ne crois pas que je suis une pauvre petite chose toute triste. C’est juste que je viens de m’apercevoir que la combinaison pluie-nuit-musique mélancolique-absence de chocolat-page blanche me convenait autant qu’une tequila frappée. Note, j’aurai pu mettre le concert de londres de Mark Knopfler et là je crois que je pouvais faire monter en flèche les actions de Kleenex, en cette période de crise cela n’aurait pas été négligeable ! Yes yes yes, j’ai même réussi à me faire sourire. Bon bien c’est pas encore ce soir que j’écrirai mon roman. Mais Mumu me dit que je n’en suis pas loin. Surtout si je raconte comment j’ai échoué au tribunal de grande instance de créteil en version bagnard pleurnichant avec le trouillomètre à zéro en pensant que je n’allais plus jamais revoir mes enfants. Mais ça ce sera pour un autre soir.
22:11
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23.04.2009
Impudeur d'écrivain
Peut-on écrire en toute impudeur, sans retenue, en ouvrant en grand les volets de son âme, les portes de son coeur au lecteur, tout en sachant que des proches liront ces lignes?
Ecrire c'est s'embarquer pour un voyage impudique, c'est atteindre les tréfonds de notre individualité. Sans fard, on s'offre. On se donne tel que l'on est avec nos qualités mais tous nos défauts aussi. Et pour moi ce blog est un peu un pari sur l'avenir. Car il me semble que si j'étais capable m'ouvrir de la sorte au monde entier, alors pourrais-je mettre au jour toutes ces phrases qui me tiennent éveillée la nuit, tous ces mots qu'il me tarde de monter en histoire. Mais c'est un pas difficile à faire. Un pas qui me rappelle celui qui a mit debout mes deux garçons.
Pourtant les voyages, les rencontres sont autant de fils de soie qu'il me tarde de broder pour vous raconter la vie telle que je la vois. Bien moins sombre que mes histoires de coeur, l'histoire que je porte en moi brille comme du satin moiré. Composée d'une matière que seuls les rêveurs savent élaborer, elle vous irait à ravir.
Au fond de mon imagination dorment des personnages simples ou complexes, drôles ou humains, juste des reflets, les miroirs de ces personnes qui m'ont tant donné. Alors peut-être une folle nuit, prise d'une fièvre dont on ne guéri pas, j'oserai...
11:15
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14.04.2009
L'Amour sinon rien
Les aviateurs c'est comme les marins : on ne peut pas les retenir.
Incapables de penser à autre chose qu'à la liberté de l'océan ou de l'azur, ils ne recherchent qu'à se perdre dans l'infini, là où l'amour n'existe pas. Là ou l'Autre n'existe pas.
Leur vocabulaire trop spécifique me fait mal et me transforme en hérisson frileux qui dresse tous ses piquants pour rompre un froid dialogue.
Alors que dans ma bouche le verbe donner flirte avec mes intentions pour donner de la tendresse, donner des frissons, donner des sourires et de la joie chez Tomcat, il s'associe à la mécanique pour donner des impulsions et donner des gaz à un moteur afin d'aller plus vite.
Dans mon âme, l'attention se met toujours au pluriel pour prendre la forme d'œufs de pâques, de livres et de menus cadeaux, dans la sienne, il ne s'agit que d'oreilles dressées comme les chiens pour donner l'alerte, une attention sans faille à son nombril, à tout ce qui le passionne.
Hier, en ce joli lundi de pâques j'ai dégommé Tomcat.
Viré celui dont la raison est toujours celle du plus fort, pas celle des émotions. Alors tant pis pour cet aviateur égoïste, il n'a pas compris ce qui passait à portée de ses doigts.
J'ai essayé pourtant... de toutes mes forces. D'y croire et de l'espérer. De voir en lui un mieux que Lui. Mais rien à faire.
Quand on a croisé l'amour on ne peut pas se contenter de pis aller.
Je suis une rêveuse sans doute, mais pour moi ce sera l'amour sinon rien !
14:06
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08.04.2009
I can't get no satisfaction
La nuit est restée muette. Mon corps se repait un peu de cet homme qui ne m'émerveille pas comme l'on mange par faim sans attrait pour les mets qui nous sont servis. Mais mon âme reste étanche à toute intrusion. Aucune parole, aucun geste ne m'a raprochée de Tomcat, celui qui joue à saute-nuage.
Quand on a connu la complicité, l'apogée, le "mieux", comment se satisfaire du "bien"?
C'est un sentiment infiniment cruel car rien ne peut soutenir la comparaison. Pourtant il faudra bien qu'un jour ou l'autre, ma peau se décide à oublier ce Lui profond qui me touchait tant le coeur.
J'écris cela mais je n'y crois pas ... je veux m'obstiner, le chercher, le rejoindre ...l'aimer.
C'est Lui, mon autre, cette partie de moi qui manque à ma vie. Alors est ce un crime que de vouloir tendre vers l'équilibre, vers un rapprochement de ces deux parties de NOUS qui ne formeraient qu'un?
J'écoute en boucle les Stones et les Beatles, comme si en les écoutant encore et encore je pouvais les faire communier et que leurs musiques se rejoignent. Si j'arrivais à réunir les opposés alors j'aurai peut être une chance de le retrouver.
16:59
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06.04.2009
Loin de l'Egypte
Je ne suis pas au Caire...
Je crois que pour être Soeur Emanuelle, il faut REELLEMENT être Soeur Emanuelle. Mais je me fais la promesse d'avoir mes chiffonniers et de trouver ma quête. Mon Grâal je viens vers toi!
Je me suis souvent demandée si je ne venais pas d'une autre planète. Lorsque l'on n'arrive pas à se satisfaire de ce que le reste du monde considère comme une vie aboutie c'est que l'on a un souci.
Une famille, un travail, des enfants, un mari aimant... généralement il n'en faut pas plus pour être heureux. Bien moi, oui....oui ...mais non. J'avais tout cela, et malgré tout j'avais un pincement au coeur, un truc qui m'empêchait de me lever sereinement le matin. Quelqu'un qui me fait sourire dirait que j'avais le coeur empêché. Et c'était précisément cela.
Seule à Paris, je suis finalement bien plus heureuse que parmi la famille "Ricoré".
C'est clair. Je viens d'une autre planète.
Il parait qu'il y a de l'eau sur Mars. Qu'il y aura la vie là bas, dans quelques millions d'années. Alors je suis peut être une Marsienne très en avance, qui sait. Ou un électron perdu lors d'une panne de vaisseau spatial. Enfants, certains rêvent d'être adoptés, d'appartenir à une autre famille, d'avoir été échangé à la maternité, moi je rêvais d'appartenir à un autre monde. Cherchez l'erreure. ....
Il y a du soleil à Paris, et je ne maitrise pas mes pensées. Je les voudrais blotties tout contre un aviateur qui s'amuse à saute-nuage, mais elles s'obstinent à errer du côté des courbes d'une guitare tout près de Ses mains. Pourtant je vois mon flyingjacket Tomcat ce soir. Je crois que tout va se décider cette nuit.
J'ai préparé "la" petite robe noire et des escarpins à tomber... je crois que les dés sont pipés...
15:22
Écrit par KiTTeN
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03.04.2009
Kitten se prend pour Terminator... I'm BACK !
Quand Etienne Chatillez écrivait " la vie est un long fleuve tranquille", se rendait il réellement compte que l'eau tout comme la vie faisait son chemin envers et contre tout? C'était sûrement un grand comique, car il devait savoir que le courant de l'existence tel les flots n'est jamais calme. Qu'il nous brinquebale de gauche et de droite, d'évènements en émotions... J'avais envie de faire le point et je me suis souvenue d'avoir laissé quelques morceaux de moi ici.
Alors, j'ai relu ce blog… J'ai revécu des émotions anciennes comme l'on enfile de vieux vêtements, et si tout est à ma taille et que rien n'a vraiment changé, tout est différent.
Aujourd'hui je ne cherche plus d'emploi, j'ai été promue... Me voilà responsable du recrutement pour l'Europe, et je me balade entre Paris, Bruxelles et Londres. Je vois des candidats, je les écoute, mais je les juge aussi car je suis à l’abri. Je suis du bon côté de la barrière en ces temps de crise, pas eux. Et c'est reparti comme en 40, comme quand on avait peur des entreprises, quand c'était le patron qui avait le pouvoir. Sauf que je ne fais peur à personne et tant mieux, d'ailleurs certains me donnent même matière à rire. Il faudrait penser à faire un recueil de perles made in recrutement! Finalement, je crois que je me suis trouvée dans ce travail. J'aime ces échanges, ces partages, où j'ai vraiment la sensation d'aider un peu, d'apporter une pierre à l'édifice. En fait pour moi c’est le plus important. Savoir que je sers que je ne suis pas totalement inutile sur cette petite planète bleue. Et quand je rêve il me prend l’envie d’être sœur Emmanuelle... en beaucoup moins pieuse bien sur! et aux antipodes de sa vertu of course! quoi ? qu'entends-je ? en plus sexy aussi ??? oui bon j'avoue... vivre à paris et une certaine fée virtuelle m'ont transformée en fashion victime! Mais je compte sur vous pour être indulgents!
Alors bilan côté travail : 9/10 car peut mieux faire... je pourrais aller au Caire !
Mais avant que d'aller hanter une tente (avec un a c’était marrant aussi !!! ) en Afrique, je crois que je vais encore un peu profiter de mon super mini studio/placard dans ce si joli quartier bobo. Chaque matin, j'y côtoie le plaisir. Le plaisir des couleurs sur les étals de fruits du petit marché matinal, le plaisir des sourires des livreurs toujours un peu coquins et en quête d'aventure, le plaisir de la douceur de vivre dans une rue où les piétons sont rois. J’ai l’impression que flirter avec le plaisir est une activité qui me plait beaucoup...
Donc bilan côté habitation : 8/10… car je pourrais habiter avec Lui …
Oui … Lui … vous avez bien lu… encore … toujours… Lui … ce Lui si loin, si proche… cette étoile glacée qui me brûle si fort le cœur… que je n’ai plus revu depuis si longtemps.
Pourtant côté cœur, là aussi il est passé beaucoup d’eau en dessous du pont de ma vie. De l’eau de pluie, de l’eau salée, celle qui râpe les joues, un peu d’eau bénite aussi celle que l’on espère efficace en se frottant le front lorsque l’on fait des vœux. Mais aucune des ces eaux n’a délavé mes émotions. Elles restent malheureusement intactes. J’ai découvert un site « on va sorir.com » qui permet de faire des expo, des cinés, des musées, avec d’autres personnes sans forcément les connaître de prime abord, et là je me suis rendue compte que j’étais vraiment « sur le marché » de la drague. Je plais. A ma grande surprise, je plais beaucoup et je pourfends les cœurs. Enfin les cœurs… je dirais plutôt les corps. Gainsbourg avait mis dans la bouche de Paradis des mots très justes que j’aurai pu dire: on me dévisage, on m’envisage, comme une fille que je ne suis pas… Car je suis fleur bleue. Une midinette qui s’attache qui envoie des textos à l’homme qu’elle aime juste pour lui dire « je pense à toi », qui s’accroche à un amour comme on s’accroche à la chose la plus important de sa vie. Malheureusement c’est très précisément ce que l’amour est pour moi. Et c’est là ou le bât blesse. Les hommes veulent un truc facile… une fille qui leur plait, des rendez vous de temps en temps, pas d’attache, pas de promis juré, pas de bague au doigt, pas de vie commune. Juste leur liberté, les matchs de foot à la télé et des câlins programmés. Oui bien moi j’habite au bisounoursland. Sauf que j’ai l’impression d’être le dernier ourson d’une tribu éteinte. Et c’est pas marrant.
Je suis un ourson, et j’ai un Fabrice pour réchauffer mon lit. Un aviateur, au doux nom italien, originaire de lyon qui est l’image type du beau gosse. Je l’ai rencontré sur un raté, un « clint eastwood » que l’on devait voir ensemble, et qui nous a donné envie de nous revoir. Bien lui, il me plait, on rit beaucoup ensemble, j’ai même apprécié ses mains sur ma peau quand je ferme les yeux dans l’abandon. Mais il n’est pas Lui.
Si je suis capable de me forcer quelques temps à penser à autre chose, invariablement au bout de quelques jours des souvenirs qui me tiennent chaud s'imposent. Je le revois, Lui, fermer mon manteau, s'endormir en m'enlaçant, me regarder avec son regard canaille et c'est précisément là que mon bonheur se trouvait. Alors je sais. Ces gestes que j'aime tant ne sont peut être pas ceux d'un homme amoureux puisqu’ils étaient ceux d’un homme marié. Mais ces moments sont ceux qui comptent le plus au monde pour moi. J'ai vécu au creux de ses bras les meilleures heures de mon existence.
Et j'ai tout gâché.
Alzheimer est là, car je sais que je rabache toujours les mêmes choses. Mais je n'essaie pas de me convaincre de ces mots. C'est véritablement ce que j'éprouve.
Aujourd’hui je sais que c’est fini, que j'ai perdu ce qu'il pouvait m'offrir. Et même si ce n'était pas une vie ensemble, même si ce n'était qu'une heure de temps en temps avec Lui, avec celui où les heures comptent, ces heures là valaient plus que toute une vie d'un amour tiède.
J'ai essayé d'autres bras depuis mais personne n'a sa peau ses mains ses gestes ses idées et ses mots. Et j'ai mal de cette différence.
J'ai essayé de le détester aussi, de me convaincre que c'est un salaud mais là aussi c'est un échec. Il ne fait rien pour lui il pense toujours aux autres. Il est juste un homme bon.
Je ne sais pas comment faire partir cette impression que je resterai toujours avec de beaux souvenirs, que ma vie est derrière moi. D’une certaine manière j'ai laissé passer le train, même pire, j'ai saboté le train. Et sur le bord de la voie je me demande ce que l'on devient quand on a tout mais que l’on a rien, que devient-on quand on fiche sa vie en l’air ?
Bilan côté cœur : 0/10 j’ai tout faux. Construire une relation avec un garçon charmant quand on a loupé le grand amour c’est comme essayé de rentrer à l’unif quand on a pas le bac. Faut s’abstenir.
Pourtant….je ris, je vis… un pas devant l’autre…mais pour aller où ? au Caire ?
12:52
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20.11.2008
Luxe
La période de quarantaine n'est pas tout à fait terminée...Malgré tout le contact est là, glacial, le froid a engourdi mes élans, mais il y a contact, il est présent. Je sais que tout peut être reconstruit. Tant que le silence ne s'est pas déposé sur nos heures, l'espoir peut y naître. Une graine égarée dans une étendue aride n'a besoin que d'une goutte d'eau pour apporter la vie. En suspend, elle attend patiemment son moment, consciente de ce qu'elle porte en elle, du devenir prodigieux dont elle sera capable. Invisible, l'œil du profane ne distingue pas l'espoir d'une vie qui attend, il scrute l'horizon plat du désert, lassé de sa monotonie en ignorant que tout est possible, que la nature fera son chemin quoiqu'il arrive.
Et mes pensées s'envolent vers Mumu...Toi ma sœur de cœur, qui connaît aussi les écorchures des cœurs mariés qui s'oublient, ces cœurs pris qui se déprennent...Toi aussi tu es l'Autre. Hier je ne voyais rien, je voulais connaître la fin de l'histoire, mais en fait je la connais par coeur. Je l'ai écrite il y a bien longtemps. Depuis la nuit des temps je sais que les âmes se trouvent, et s'aiment, l'histoire à toujours un sens, la raison des sentiments s'impose aux lois. L'amour fait son chemin. Crois Mumu, un jour ou l'autre, quelqu'un nous tiendra la main. Tu entends ce bruit? C'est ton cœur qui bat, inlassablement, paisiblement...il attend que son heure vienne.
Pour Mademoiselle Piedra tout est différent...je sais que son zèbre viendra et qu'elle l'aimera même s'il parle comme un personnage des feus de l'amour. Même qu'elle aimera ça, même qu'elle se laissera dire des bêtises en forme de bluets...désuets...
Parfois la profession de celui qui me chavire me fait peur...Je me demande s'il est capable de faire preuve de sens commun. Pourra-t-il comprendre mes craintes, mes réflexes de fille simple ? Nous parlons des mêmes choses, il comprend mon point de vue, mais pourrions nous vivre ensemble ?
Mes tracas sont si futiles... Si j'habitais le Cameroun, un de ces pays qui ne connaît pas demain, qui eux ont de vraies raison de s'interroger sur la fin de l'histoire, aurais je les mêmes états d'âmes. J'ai des soucis de petite fille riche. Et pourtant ...est ce qu'un cœur qui a mal sait qu'il est en Afrique ou ici ? Un seul être vous manque et tout est dépeuplé disait Lamartine... et il a raison...mais là bas...ont il ce luxe là ?
12:36
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17.11.2008
La fin de l'histoire
Je voudrais connaitre la fin de l'histoire...
Ma nature est curieuse, mais ce n'est pas un nez fouineur qui est à l'origine de cette envie. J'aimerais ne pas me tromper, reconnaitre la route à prendre, pour avancer paisiblement et qu'importe qu'elle soit jalonnée de pierres et de rocailles qui écorchent le coeur et les mains. Et tant pis s'il elle se décline en pentes toujours plus abruptes à chaque pas, cela m'est égal que chaque avancée me coute en courage et en force. Je me fiche des ronces et des orties, au diable la douleur je suis prête à tout, à tout sauf à me perdre...
Aujourd'hui je pose mon sac et je m'assied au bord du chemin. J'ai froid, j'ai peur et j'ai faim... j'ai peur de m'être trompée à un moment crucial, j'ai la trouille de ne pas avoir fait le bon choix... Alors, mon regard s'égard sur le passé. Regarder en arrière... je ne l'ai pas fait souvent c'est vrai, mais aujourd'hui il ne me reste que cela... Car il n'y a rien devant ... quelque chose en tout cas fait obstacle et m'empêche d'appréhender l'avenir.
Sur ce chemin à rebrousse poil, la route a été ensoleillée, oh pas au début non, mais dès que j'ai pris à bras le corps cette vie qui voulait de moi, dès que j'ai pris ce qui s'offrait à moi, dès que j'ai voulu...j'ai pu... et j'ai agi. J'ai eu cette chance là. De transformer tous les essais que l'existence, cette vieille joueuse de rugby , a ouvert à moi. L'équipe adverse ne m'a jamais arrêtée, aucun tacle, juste des retenues, des bleus et des plaies... et pas mal de coups aussi...des tordus, des en coins, ceux du sort, des coups en douce, et des milliers de coups de gueule. Mais dans l'ensemble on peut dire que je gagnais le match...jusqu'à ce que je le rencontre.
Comment peut on s'attacher à quelqu'un au point de ne vouloir vivre que pour lui? Comment est ce que l'être humain se jette à corps et âme perdus, éperdus même, dans ce qui nous attache, dans cette si douce aliénation? Je n'ai pas été assez forte, je n'ai pas su lutter contre cette dépendance et pire... je l'ai souhaitée. Seulement je n'avais pas vu le danger des addictions. Lui, la coke, le chocolat, la picole, et le bonheur, vous, délicieux abandons au creux d'une nuit qui n'annoncent jamais le réveil cinglant du manque, je vous maudits.
La liberté n'est-elle qu'à ce prix? de ne jamais s'attacher, de ne jamais connaitre la tendresse des nous, et des pluriels? Faut il toujours ignorer la douceur de la question "prends tu le coté gauche ou le côté droit "? Pourquoi personne ne m'avait dit qu'être libre c'est être seul?
Je ne veux pas être seule. Dans mon coeur je veux dire. Dans un lit, la nuit, le matin, pour décider de ce que l'on va manger ce soir et tous les soirs de la vie. Je me fais l'effet d'un chien errant, avide d'un maitre, qui n'attend qu'une main pour le saisir par son collier et l'ammener enfin sous un toit à l'abri de la vie.
Mon regard s'est repris, je suis à nouveau au présent et je sais que je dois me lever pour avancer. Le brouillard m'ennerve, me déstabilise... quand dissipera-t-il tous mes doutes?
Oh oui je voudrais connaitre la fin de l'histoire. Pour la dévorer, m'en délecter, pleurer avec elle de ses peines, rire de ses joies...réecrire certains passages peut être aussi avec plus de douceur, car je sais qu'il m'en manque quelques fois.
J'ai repris le chemin...je ne sais pas vers quelle destination, mais j'avance...
14:54
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10.11.2008
Dimanche pluvieux
Semaine en forme de gouttelette de pluie, toute en rondeurs, la courbe d'un point d'interrogation que rien ne semblait combler. Mes questions finissaient toutes par une victoire par KO de la mélancolie sur l'espoir. Des larmes américaines qui auraient envie de se la jouer Niagara, des coups de blues en forme d'uppercut dont on ne se relève pas. Mais une dispute avec Tahoe, m'ouvre les yeux. A l'évidence j'étais un chaton sans conscience. L'amour est là. Oui regardez bien. Caché... sous le masque de la bienséance, du qu'en dira-t-on, enfoui sous un mariage qui n'existe plus. Et si l'amour est là pourquoi ne pas aller le chercher?
J'entends les prudents me dire " tu vas avoir mal à nouveau, tu seras toujours l'autre, jamais à lui, son bonheur à lui prévaut sur le tien", mais je ne les écoute déjà plus. Il n'y a que mon coeur qui parle.
Dimanche pluvieux, dans un Paris magnifique aux couleurs avivées par des feuilles rousses, des rouges d'automne, pour échapper aux points de suspension d'une vie errante je me suis mise au travail. Je m'installe comme un chat qui trouve sa place en faisant des tours sur lui même, la place est confortable, l'ambiance chaude. Billie Holiday rempli les contre temps d'une pluie assidue et un verre de vin rouge aux arômes de framboise colore mes idées délavées. Armée d'un crayon et d'un carnet de cuir brodé à qui je confie ma vie, je trace des lignes. Mes colonnes sont brouillonnes, rien n'est bien défini mais doucement il se met en place tout ce qu'un coeur peut offrir. A gauche ce que je suis prête à donner, tous mes renoncements, à droite ce que je garderai précieusement jusqu'à la mort, et tout en bas, l'idée de le retrouver. Je sais que la période de quarantaine est passée. Il lui fallait m'éloigner le temps de digérer les mots que j'ai dit à sa femme. Mais je lui manque. Je le sais... A présent il me veut, près de lui, à nouveau, mais doucement le temps de s'apprivoiser, le temps de me dire à nouveau que je suis née de ses bras, que je ne vis que là.
La peur doucement se mèle à mes idées... je sais que l'aimer est un sacerdoce, mais je crois en Nous car c'est la seule chose divine sur terre. Aimer, être aimé, l'aimer, s'aimer... le sujet est vaste laisse moi te le disserter...
18:03
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03.11.2008
Diagnostique incertain
Cette semaine je ne suis tombée sur aucun coin de rue, aucun chemin de traverse, ni même aucune laverie automatique … on va dire que j’ai perdu le mickey, aucun Zèbre ne s’est pointé à l’horizon, ce sera pour le prochain tour…Mais je n’ai plus envie de remonter sur le manège. Les voitures rouges, les hélicoptères, même les soucoupes volantes ne me font plus rêver. J'ai appelé James Bond à l'aide, mais même les yeux bleus glacés de Craig m'ont parlé de Lui.
Les sentiments que j’ai pour Lui ne s’effacent pas. J’ai cru que j’avais un allier, le sablier, ce truc qui laisse des rides au coin des yeux. J’ai eu foi en ce flot qui emporte tout, j’ai voulu qu’il délave mes souvenirs, qu'il réecrive mes « nous » qui étaient de si jolis moments. J’ai voulu l’oubli avec méthode et application comme on prend un amant pour se changer du quotidien, mais le temps n’apaise rien, il met juste de la distance. Alors je me tourne vers ceux qui savent. J’ai besoin de comprendre … dites moi … On fait comment pour oublier ce qui fait vivre nos passions, ce qui nous donne envie d’être en vie ?
Quand on est bouffé par un cancer on se bat. Des doigts experts coupent, ouvrent, retirent les tissus, désinfectent, recousent et apposent un pansement qui recouvre les chairs pour que plus rien ne soit à nu. C’est clair, propre et net. Le temps aide à reconstruire ce que l’on a perdu, et au bout d’un moment on oublie même que l’on a été malade. Mais pour l’amour…on guérit comment ? quand on est bouffé par un sentiment qui envahi chaque fibre de notre corps, quand le manque blesse et lacère nos mains qui ne se touchent pas, quand chaque parcelle de peau est à nu, vide de toi et que la souffrance ne diminue jamais… dites moi … dites moi comment on fait pour oublier cela.
Je me demande ce que sa femme penserait en lisant cela. Que me dirait elle ? Quand ils sont ensembles est ce que le monde s’arrête tout comme quand j’étais près de lui ?
Et lui ? …me prendrait il dans ses bras en lisant ces mots qui ne l’atteignent pas ?
Il me manque .. si fort…
Ces questions ne sont ni plaintes ni gémissements, juste des points d'interrogation d'une patiente qui attend un verdict. Ma vie est belle en suspend, en attente de quelque chose, mais belle. J'ai un travail, un travail qui me plait vraiment (double bonus quand on voit le monde), un ministudio-nid-douillet-home-so-sweet-home que j'adore situé dans la plus belle ville du monde, j'ai des amies si précieuses que chaque jour je sais que Dieu existe puisqu'il se trouve dans leur amitié.
Mais la mélancolie l'emporte. D'où vient cette sensation de ...rien ... d'absence de tout parce qu'Il n'est pas là ?
Pop corn, esquimaux, chocolats étaient au rendez vous ce week end. J'ai avalé tout ce que le cinéma avait de disponible et mes yeux en ont pris plein la tête. Mais rien ne me remplit vraiment. Je me sens "tonneau des danaïdes" et "écurie d'augias", travail de Titan, de demi-dieu, tâche inachevée, interminable... Si un Hercule devait se pointer, un être divin pour me draguer, faites qu'il emporte avec lui un petit frère différent... juste pour un double date, un rencard à 4 paradisiaque pour une demoiselle piedra qu'il me tarde de voir en amour, comblée...
11:40
Écrit par KiTTeN
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